Luxe et les réseaux sociaux: frères ennemis ?

Vous n’êtes pas sans savoir que je ne viens pas de l’industrie horlogère. Loin de là. Mon expertise est avant tout celle de la technologie et de l’informatique. Quand je suis arrivé dans l’industrie du luxe, je n’y connaissais rien, sauf en tant que consommateur avide. Ma première pensée fut que les réseaux sociaux fonctionnaient bien pour les grandes entreprises d’informatique, il devait en être de même pour le luxe. Grave erreur.
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Ayant travaillé dans l’industrie du luxe en tant que Community et Social Media Manager depuis un an, j’en tire la conclusion suivante : les réseaux sociaux représentent autant une réelle opportunité qu’un danger tangible pour l’industrie du luxe.
En réalité, tout dépend de la marque, de sa taille, et de son degré d’évolution. Pour les grands groupes, les réseaux sociaux représentent un danger imminent. Pourquoi ? Parce la force de ces marques est d’être fondées sur une culture du secret et d’exclusivité. En effet, si l’on pouvait facilement communiquer avec elles, elles ne seraient pas si exclusives. Ajouter une composante “réseau social” à cette spécificité, c’est comme jeter une grenade dans un bunker.
En effet, les réseaux sociaux reposent sur des principes de transparence, d’ouverture, de communication et d’accessibilité. Ce sont donc deux mondes clairement à part. De plus, il n’est pas acquis que les clients de ce type de luxe aient vraiment envie d’être écoutés.
Cependant, pour les plus petites marques, les indépendants, les marques qui renaissent et les jeunes pousses, la situation est différente. Elles n’ont pas les ressources financières de leurs grands concurrents pour un marketing aussi agressif. Pour elles, le marketing guérilla, ultra-ciblé, est plus approprié, d’autant plus s’ils s’adressent à des marchés de masse. Et même sans cet objectif, il leur sera toujours nécessaire de s’imposer comme référents dans leur segment, et les réseaux sociaux peuvent les y aider. Sans les contraintes hiérarchiques des grands groupes, les petites marques sont souvent plus flexibles. Elles recherchent davantage le contact direct avec le client, et sont capables de plus de transparence – dans la mesure du possible.
En conclusion
Ayant travaillé avec les deux catégories, je fais beaucoup plus attention maintenant quand je leur parle de social media. Car il est clair que parfois, dans le domaine du luxe, le meilleur conseil qu’on puisse offrir à un client, c’est de surtout ne rien changer.
Pour en savoir plus sur Jérôme, allez voir son site : www.jeromepineau.com
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