Omega expose neuf décennies d’innovation avec le CIO

| February 4, 2010 | Reply

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut apercevoir le chronographe officiel des Jeux Olympiques de 1932. C’est l’une des pièces présentées par Omega, dans son show-room des Champs-Elysées, à l’occasion d’une rétrospective  sur sa collaboration avec le Comité International Olympique. La marque du groupe Swatch peut déjà se prévaloir de 80 ans de collaboration exclusive, et le contrat vient d’être prolongé pour encore 10 ans.

C’est donc une belle opportunité qu’a saisi ici Omega de revenir sur l’une de ses fortes expertises, dont les inventions influent à terme sur les collections grand public. En ces temps où le partenariat individuel de grands sportifs souffre d’affaire de mœurs, le tandem Omega – CIO affiche une santé resplendissante !

Le principe de l’exposition sur points de vente, mis en œuvre il y a un peu plus d’un an, permet à la marque de dévoiler à ses clients son histoire, et de lui montrer des pièces qu’ils n’auraient pas eu l’occasion d’admirer ailleurs qu’au Musée Omega de Bienne.

Parmi les pièces présentées, ce superbe chronographe à rattrapante 1930, qui nous rappelle que le chronographe originel est avant tout fonctionnel et aux lignes très épurées ! Doté d’une spirale Bréguet, il garantit déjà une précision au 1/5ème et 1/10ème de seconde. C’était l’un des premiers fruits de la collaboration engagée avec Lémania Lugrin, récemment acquise à l’époque par Omega.

Toujours à l’ère du temps : le chronographe officiel de 1930 – Photo ã The Watch Lounge

L’année 1950 est aussi représentée avec cet autre superbe chronographe. Sa taille favorise la lecture ultra rapide, lorsque de décennies plus tard, l’industrie se livrera une course…à la miniaturisation. On peut aujourd’hui s’interroger sur le sens de cette quête, alors qu’en milieu professionnel, seule la lisibilité compte, et non l’esthétique…

Le chronographe 1950, qui semblerait aujourd’hui disproportionné ! – Photo ã The Watch Lounge

Toutefois, l’électronique est déjà dans les starting blocks, avec l’apparition de l’OTR, l’Omega Time Recorder. Petit à petit, les mouvements mécaniques vont disparaître.

L’ajout de la photographie de ligne d’arrivée en 1963, et le besoin de la transmettre quasiment sur l’instant aux officiels, va significativement contribuer à l’essor de l’électronique.

Photo finish – Turin 2006 – Photo ã Omega

Omega fera toutefois paraître en 1966 le ChronoStop, le premier chronomètre professionnel de la marque se portant sous le poignet, dont on peut encore trouver aujourd’hui la délicieusement kitsch campagne de publicité grand public de 1968 !

Publicité ChronoStop, 1968 – la mesure au 1/5ème de seconde devient accessible au grand public – Photo ã Omega

A l’aube des années 1970, avec la médiatisation croissante des Jeux Olympiques, Omega développe ses premiers systèmes de transmission électronique des résultats à la presse, écartant de facto – et définitivement – les mesures mécaniques au profit des mesures électroniques qui prendront toute leur importance dans les années 80 et suivantes.

Sur plus de 80 ans de collaboration entre Omega et le CIO, le bon vieux chronographe mécanique aura tout de même délivré presque 45 ans de bons et loyaux services !

La plupart des Olympiades ont été célébrées par Omega avec des séries limitées – comme ici avec cette Seamaster, présentée sur fond de contexte politique encore tendu. – Photo ã Omega

Notre avis : une collection encore un peu légère (une dizaine de pièces) et malheureusement peu d’informations attachée aux objets présentés, mais qui a le mérite d’exister. C’est un format innovant, qui valorise les points de vente autant que l’expertise de la marque. Une très belle initiative qui met à la portée du grand public des pièces d’exception, d’autant que l’exposition est prévue pour être itinérante dans les enseignes Omega. A l’heure où beaucoup de marques s’engouffrent dans le web 2.0, on ne peut qu’encourager Omega dans cette démarche qui rappelle judicieusement, et dans un format original et astucieux, que l’industrie de la haute horlogerie produit avant tout des objets d’art qui s’adressent à des personnes physiques ! Un modèle de marketing et de communication qui donne une longueur d’avance à Omega.

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Category: French

About the Author ()

Olivier Muller is half Swiss, half French, and has been raised in the world of haute horlogerie & luxury watches right from the cradle. He now works in Public Relations in Paris.

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